JÉRUSALEM

  

JÉRUSALEM est au coeur du conflit du Proche Orient

 

Jérusalem est depuis 1967 une ville occupée dont la population palestinienne est soumise à des pressions israéliennes multiples afin de la contraindre à partir : extension des colonies autour de Jérusalem-Est, isolement, ghettoïsation des quartiers palestiniens par les routes de contournement interdites aux Palestiniens et mur de séparation

Vue de Jérusalem  avec le Dôme du Rocher
Vue de Jérusalem avec le Dôme du Rocher

Historique

 

Dans le Plan de Partage international de 1947 qui a amené à la création d’Israël en Palestine, Jérusalem s’est vue octroyer un statut particulier - international - puis à négocier.

 

. A la suite de la guerre de 1967, Israël a occupé Jérusalem-Est et la Cisjordanie. Depuis lors aussi bien l’Assemblée générale que le Conseil de sécurité ont adopté plusieurs résolutions déclarant nulles et non avenues les mesures prises par Israël pour  modifier le statut de Jérusalem

. La résolution 252 (1968) du Conseil de sécurité est particulièrement explicite à cet égard. Aux termes de cette résolution :

       le Conseil considérait « que toutes les mesures et dispositions législatives et administratives prises par Israël, y compris l’expropriation de terres et de biens immobiliers, qui tendent à modifier le statut juridique de Jérusalem sont non valides et ne peuvent modifier ce statut ».

       Il était demandé d’urgence à Israël « de rapporter toutes les mesures de cette nature déjà prises et de s’abstenir immédiatement de toutes nouvelles actions qui tendent à modifier le statut de Jérusalem ».

Le Conseil de sécurité a souvent réaffirmé ces deux prises de position.

Lorsqu’Israël a adopté des mesures en vue de faire de Jérusalem unifiée sa capitale, le Conseil de sécurité a adopté, le 30 juin 1980, sa résolution 476 demandant instamment à Israël, la puissance occupante, « de se conformer à la présente résolution et aux résolutions précédentes du Conseil de sécurité et de cesser immédiatement de poursuivre la mise en œuvre de la politique et des mesures affectant le caractère et le statut de la ville sainte de Jérusalem ».

En mai 1999, le Gouvernement israélien a approuvé un plan tendant à agrandir de plus de 1300 hectares (3 250 acres) la zone de peuplement de Maaleh Adumim à l’est de Jérusalem, ce qui revenait à créer une implantation continue.

Dans son avis du 9 juillet 2004 concernant les conséquences juridiques de l’édification d’un Mur dans le Territoire Palestinien occupé, la Cour Internationale de Justice « (…) confirme le statut de territoire occupé de Jérusalem-Est et l’illégalité de la politique israélienne de colonisation et d’annexion la concernant (…) »

En décembre 2012, Israël relance la colonisation après le vote de l’ONU sur la Palestine. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a donné son accord à la construction de 3000 nouveaux logements en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est.

Ce projet est destiné à encercler Jérusalem-Est, future capitale de l’État Palestinien, dont l’annexion par Israël est considérée comme nulle et non avenue par la communauté internationale, en joignant la colonie israélienne « Maale Adumim », au cœur de la Cisjordanie avec ses 40000 habitants colons, à celle de « Pisgat Zeev ». Cette dernière est desservie par le tramway colonial, édifiée par les entreprises françaises Alstom et Véolia.

Or la zone « E1 » est stratégique pour les Palestiniens, car elle relie les villes palestiniennes du nord de Jérusalem à celles du sud. Aucune continuité géographique viable entre les villes palestiniennes ne serait donc possible et l’État palestinien, qui pourtant vient d’être admis à l’ONU comme état observateur non membre dans les frontières de 1967, serait irréalisable sur le terrain.

En bleu : les colonies
En bleu : les colonies

Un nouveau village palestinien est né.

Il a été bâti à l’est de Jérusalem dans la Palestine nouvellement admise comme état observateur à l’ONU. Cette nouvelle réalisation, symbolique mais riche d’enseignements, est la preuve de la détermination d’un peuple pour conquérir ses droits nationaux, universellement reconnus.

Quelque 200 militants palestiniens, connus pour leur participation active à la résistance populaire non violente contre l’occupation israélienne ont bâti un nouveau village dans la zone dite « E1 ». Ce village a été baptisé Bab Al-Shams (Porte du Soleil).

 

Le gouvernement israélien, craignant une propagation de cette nouvelle façon de faire, a envoyé 500 policiers et militaires pour déloger les occupants du nouveau village. Il savait que « Bab Al-Shams » allait servir de modèle à d’autres initiatives palestiniennes.

Le village de « Bab Al-Shams » a été détruit le 16 Janvier. Deux jours plus tard, un autre village, dans un autre endroit destiné à être colonisé, a vu le jour. Ses bâtisseurs l’ont nommé « Bab Al-Karama » (Porte de Dignité). Ce dernier a également été démantelé après trois journées d’existence.

 

Paradoxalement, après la démolition du village, les créateurs de « Bab Al-Shams » ont pris conscience de leur force : « Même si nous avons été chassés, notre force est évidente car la police a dû recourir à des centaines et des centaines d’agents des forces spéciales ». Et tout en promettant de multiplier des actions analogues ils ont affirmé que « ce n’est pas la fin du combat, celui-ci va monter en puissance ».

PROJECTION , CONFERENCE ET DEBAT

18 octobre 2013 à Villeneuve d'Ascq

N'hésitez pas à cliquer pour télécharger le programme!

A  partir de 18h: stands associatifs AFPS, Amnesty, CCFD

18h30: film East Side Story (50 minutes)

19h30 intervention de nos partenaires

20h: présentation de Bernard RAVENEL, suivie de questions/réponses

21h30: petite restauration palestinienne (participation aux frais)

22h: fin de la soirée

 


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